Le retour stratégique des supports imprimés chez les marques
Pendant des années, la norme était simple et identique pour tous : le digital était l’avenir et allait tout remplacer.
Communication immédiate et rapide, diffusion massive et le tout à moindre coût. À en croire les experts, le papier était un vestige du passé, au mieux il devenait vintage.
En réalité, la vérité mérite d’être nuancée.
Aujourd’hui, plusieurs marques solides se réapproprient les supports imprimés. Pas par nostalgie, mais bien parce qu’elles ont compris une chose essentielle : la visibilité à tout prix ne suffit plus à construire une marque forte et durable.
Voir la page branding et identité visuelle.
Le problème du digital
Car oui, le digital a un problème ! Il est devenu un environnement complètement saturé.
Tous les jours, nous sommes exposés à toujours plus de contenus, parfois de mauvaise qualité : newsletters, publicités, vidéos, publications, bannières. Quelquefois, ce contenu n’est même pas sollicité. Tout est conçu pour capter l’attention rapidement, pour quelques instants, avant d’être remplacé par un autre contenu.
Le problème n’est plus la diffusion que nous maitrisons, mais la capacité mémorisation de ces visuels.
Le papier crée une présence que le digital ne produit pas
La papier a sa propre logique et son propre fonctionnement. Un objet imprimé est palpable, physiquement il est présent. Il se touche, se manipule, se transmet, circule. Il mobilise plusieurs sens : le toucher, le regard, et parfois même l’odeur du papier ou de l’encre.
Cet aspect modifie profondément la perception que nous pouvons avoir du message envoyé et de la marque qui le véhicule. Le digital produit une réelle visibilité à grande échelle mais le papier procure une présence réelle et tangible.
Une carte, un packaging, une brochure ou un objet éditorial ne disparaît pas en quelques secondes dans un flux d’informations massives. Il d’inscrit dans notre quotidien et nous interpelle.
Maintenant, le digital revient vers l’artisanat
Cette perception et ce constat dépassent d’ailleurs les supports print. De nouvelles expériences digitales cherchent à réintroduire une forme de geste et de pause.
La maison Hermès en a donné un exemple pertinent en confiant la refonte complète de son site à l’illustratrice Linda Merad. Ce nouveau site propose une expérience visuelle composée d’illustrations dessinées à la main, transformant la navigation en une balade narrative au cœur de l’essence même de la marque.
Ce choix affirme une position claire : dans cet environnement standardisé du numérique, Hermès remet le travail de l’humain au centre de son univers.
Vous pouvez lire l’article complet ici : Refonte du site Hermès avec l’illustratrice Linda Merad
Quelles est la signification pour les marques d’aujourd’hui
Pendant longtemps, ces stratégies étaient réservées aux grandes maisons de luxe. Mais, heureusement, ce n’est plus le cas !
De nouveaux projets indépendants et des entreprises créatives réinvestissent :
- les objets imprimés
- les supports éditoriaux
- le packaging d’expérience
- les éditions de marque
Car comme nous le savons, une identité de marque pérenne ne se limite pas à un logo ou à un joli site internet. Elle se construit et se raconte à travers des supports cohérents, des matières choisies avec intention, des formats innovants.
Constuitre une marque qui ne se contente pas d’être seulement visible
Le digital reste essentiel. Mais une marque présente seulement sur écrant reste une marque noyée dans ce flux incessant.
Les supports imprimés permettent une rupture dans ce flux. Ils ralentissent le temps et l’attention pour créer une relation plus durable avec la marque.
Dans ce nouvel équilibre entre digital et print, construire un branding complet devient réellement différenciant.
Le retour du papier dans la communication des marques n’est pas une simple nostalgie. C’est une manière de redonner de la présence, de la matérialité et de la mémorisation à une identité de marque dans un environnement digital saturé.
Chez papier ananas
Au studio, je travaille précisément sur ce point : comment concevoir des identités de marque qui ne sont pas juste belles et visibles mais qui prennent corps à travers des supports, des formes et des matières choisies avec soin.
Parce qu’une marque ne doit pas se limiter à apparaître quelques minutes dans un flux. Elle doit aussi pouvoir se tenir entre les mains.
papier ananas — des marques qui prennent corps.
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